- Un secteur qui recrute plus, pendant que les autres ralentissent
- Aides-soignants, auxiliaires de vie, infirmiers : les profils les plus recherchés
- Les chiffres du secteur santé et médico-social en Charente-Maritime
- Pourquoi la tension est encore plus forte en Haute-Saintonge
- Les erreurs classiques des établissements qui recrutent seuls
- Où trouver réellement les profils du soin et de l'accompagnement
- Comment fidéliser des équipes soignantes en zone rurale
- Ce qu'apporte un cabinet local ancré en Haute-Saintonge
Un secteur qui recrute plus, pendant que les autres ralentissent
2026 n'est pas une année facile pour le recrutement en France : incertitude économique, prudence des dirigeants, gel de certaines embauches dans l'industrie ou les services. Dans ce climat, un secteur détonne : la santé et le médico-social. Alors que les volumes d'offres reculent ou stagnent ailleurs, ils y progressent d'environ 3 %, portés par un besoin qui, lui, ne connaît pas la conjoncture : accompagner une population vieillissante et des personnes en perte d'autonomie.
En Haute-Saintonge comme ailleurs en Charente-Maritime, ce sont les mêmes métiers qui concentrent les tensions : aide-soignant, auxiliaire de vie sociale, infirmier diplômé d'État. Des postes essentiels, dans des structures qui ne peuvent pas se permettre d'attendre : un EHPAD, un service d'aide à domicile ou un établissement médico-social ne peut pas fonctionner en sous-effectif sans dégrader directement la qualité de l'accompagnement.
Aides-soignants, auxiliaires de vie, infirmiers : les profils les plus recherchés
Tous les métiers du soin et de l'accompagnement ne connaissent pas le même niveau de tension. Voici un panorama réaliste des postes les plus difficiles à pourvoir dans le secteur santé et médico-social en Haute-Saintonge.
L'aide-soignant
C'est le poste le plus recherché et souvent le plus long à pourvoir. En EHPAD comme en établissement pour personnes en situation de handicap, l'aide-soignant assure les soins d'hygiène, de confort et de surveillance de l'état de santé des résidents. Le diplôme d'État d'aide-soignant (DEAS) reste obligatoire pour la plupart des postes, ce qui limite mécaniquement le vivier, alors que les besoins augmentent avec le vieillissement de la population.
L'auxiliaire de vie sociale
Sur le maintien à domicile, l'auxiliaire de vie sociale (AVS) intervient directement chez les personnes âgées ou en perte d'autonomie : aide à la toilette, aux repas, aux déplacements, présence et lien social. C'est l'un des métiers en plus forte croissance, porté par la volonté des pouvoirs publics de favoriser le maintien à domicile plutôt que l'entrée en institution. Mais les contraintes du métier (déplacements fréquents, horaires fractionnés, zones rurales étendues) rendent le recrutement particulièrement difficile en Haute-Saintonge.
L'infirmier diplômé d'État
Profil encore plus rare, l'infirmier diplômé d'État (IDE) est recherché aussi bien en établissement (EHPAD, clinique, centre de soins) qu'en libéral ou en service de soins infirmiers à domicile (SSIAD). La concurrence avec les hôpitaux et cliniques de Saintes, Royan ou La Rochelle, qui offrent des conditions et une visibilité plus attractives, complique le recrutement des structures médico-sociales plus modestes du territoire.
L'accompagnant éducatif et social / aide médico-psychologique
Dans les établissements accueillant des personnes en situation de handicap (foyers d'accueil médicalisé, maisons d'accueil spécialisées), ce profil accompagne au quotidien dans les gestes de la vie courante et les activités. La formation dédiée (DEAES) reste peu connue du grand public, ce qui limite les candidatures spontanées et impose une démarche de sourcing plus active de la part des employeurs.
Dans notre expérience sur le bassin de Haute-Saintonge, un poste d'aide-soignant ou d'auxiliaire de vie publié sans accompagnement reste souvent ouvert plus de 3 à 6 mois. Les établissements publient une annonce sur Pôle Emploi ou Indeed, reçoivent peu de candidatures qualifiées, et finissent par recourir à l'intérim, plus coûteux et moins stable pour les équipes en place.
Les chiffres du secteur santé et médico-social en Charente-Maritime
La Charente-Maritime compte un réseau dense d'EHPAD, de services d'aide et de soins à domicile et d'établissements médico-sociaux, en particulier autour de Jonzac et de Saintes. Ce maillage territorial est une force pour l'accompagnement des habitants, mais il crée une compétition permanente entre employeurs pour recruter les mêmes profils, sur un vivier qui ne grandit pas aussi vite que les besoins.
Pourquoi la tension est encore plus forte en Haute-Saintonge
Le constat national d'un secteur qui recrute plus se double, en Haute-Saintonge, de contraintes territoriales spécifiques qui aggravent la pénurie de candidats.
D'abord, la démographie : la Haute-Saintonge est un territoire rural où la part des personnes âgées dépasse la moyenne régionale, ce qui mécaniquement augmente les besoins en soins et en accompagnement, alors même que la population active en âge de travailler y est proportionnellement plus faible que dans les zones urbaines.
Ensuite, la mobilité : contrairement à un poste de bureau, les métiers du soin et de l'aide à domicile impliquent des déplacements quotidiens sur un territoire étendu et peu dense. Une auxiliaire de vie sans véhicule personnel, ou avec un budget carburant contraint, ne peut tout simplement pas exercer dans certaines zones du territoire, ce qui réduit encore le vivier disponible.
Un établissement qui recrute un aide-soignant en Haute-Saintonge n'est pas seulement en concurrence avec l'EHPAD voisin. Il est en concurrence avec Saintes, Royan, Bordeaux, et parfois avec des conditions d'exercice hospitalières plus attractives sur le papier.
Constat récurrent dans nos mandats santé & médico-social en Haute-SaintongeLes erreurs classiques des établissements qui recrutent seuls
Avant de présenter les solutions, il est utile de nommer clairement les patterns d'échec que nous observons le plus souvent chez les établissements de santé et du médico-social en Haute-Saintonge :
- Publier une fiche de poste standardisée, identique à celle de tous les établissements voisins, sans mettre en avant ce qui distingue réellement la structure : taille des équipes, ambiance, organisation des plannings.
- Sous-estimer le poids des contraintes de mobilité pour les postes d'aide à domicile, sans proposer de solution concrète (indemnités kilométriques réévaluées, mutualisation des trajets, secteur d'intervention resserré).
- Recourir systématiquement à l'intérim pour combler les postes vacants, ce qui coûte davantage sur la durée et fragilise la cohésion des équipes permanentes.
- Négliger les instituts de formation locaux : instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), organismes de formation d'aide-soignant, missions locales, qui constituent pourtant le premier vivier de candidats.
- Exiger une expérience longue pour des postes que des profils en reconversion ou récemment diplômés pourraient occuper avec un accompagnement adapté à leur prise de poste.
Où trouver réellement les profils du soin et de l'accompagnement
Les profils qualifiés en santé et médico-social ne se trouvent pas uniquement sur les jobboards généralistes. Voici les canaux qui fonctionnent réellement dans le contexte de la Haute-Saintonge.
Les instituts et organismes de formation
Les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) de Saintes et de la région, ainsi que les organismes de formation d'aide-soignant et d'auxiliaire de vie, constituent le premier vivier de candidats. Nouer des liens avec ces structures permet d'anticiper les sorties de promotion et de proposer des stages qui débouchent sur une embauche.
La reconversion professionnelle
De nombreux candidats en reconversion, souvent issus de métiers du service ou du commerce, se tournent vers les métiers du soin et de l'accompagnement pour donner du sens à leur activité. Ce vivier, accompagné par des dispositifs comme le CPF de transition, est encore sous-exploité par les établissements du territoire.
La mobilité entre établissements voisins
Un aide-soignant en poste dans un établissement peut être intéressé par un projet différent : plus petite structure, planning plus stable, spécialité différente (handicap plutôt que gériatrie, par exemple). Cette mobilité latérale, peu visible sur les jobboards, nécessite une approche directe et confidentielle.
Comment fidéliser des équipes soignantes en zone rurale
Recruter un profil rare, c'est une chose. Le garder en est une autre, dans un secteur marqué par des conditions de travail exigeantes et une forte tentation de mobilité vers d'autres établissements ou d'autres bassins d'emploi. Voici ce qui retient réellement les équipes soignantes en Haute-Saintonge.
Des plannings stables et prévisibles
L'instabilité des plannings est l'une des premières causes de départ dans le secteur du soin et de l'aide à domicile. Un établissement capable d'offrir de la visibilité sur les rythmes de travail, même avec des contraintes horaires classiques, fidélise davantage qu'un salaire légèrement supérieur assorti d'un planning changeant.
La reconnaissance et le collectif de travail
Un aide-soignant ou une auxiliaire de vie qui se sent soutenu par son équipe et sa hiérarchie, avec des temps d'échange réguliers sur les situations difficiles, s'investit durablement. À l'inverse, l'isolement professionnel, particulièrement fréquent en aide à domicile, pousse au départ.
Les conditions pratiques de mobilité
Pour les métiers d'intervention à domicile, la question du véhicule et des frais kilométriques est centrale. Une politique de remboursement alignée sur les réalités du terrain, ou la mise à disposition de véhicules de service, constitue un levier de fidélisation concret et souvent sous-estimé par les employeurs.
Ce qu'apporte un cabinet local ancré en Haute-Saintonge
Un cabinet de recrutement généraliste basé loin du territoire qui reçoit un mandat santé ou médico-social en Haute-Saintonge va, dans le meilleur des cas, publier une annonce et diffuser largement. Dans le pire des cas, il ne connaît ni les spécificités des métiers du soin, ni les établissements du territoire, ni les instituts de formation locaux.
Un cabinet ancré en Charente-Maritime apporte autre chose :
- La connaissance des acteurs du bassin : quels établissements recrutent, quels profils envisagent une mobilité, quelles structures ont des tensions internes.
- Un réseau auprès des instituts de formation et des organismes locaux, pour capter les profils avant même leur diplomation.
- La maîtrise des grilles salariales réelles pratiquées dans le secteur sanitaire et social en Charente-Maritime, pour construire une offre compétitive.
- La capacité à valoriser l'argumentaire territorial : coût de la vie, qualité de vie en Haute-Saintonge, cadre de travail — des arguments concrets que le dirigeant ne pense pas toujours à formuler.
En résumé — ce qu'il faut retenir
Le secteur de la santé et du médico-social fait figure d'exception en 2026 : quand la plupart des recrutements ralentissent, il en crée davantage. Aides-soignants, auxiliaires de vie et infirmiers restent des profils aussi rares que recherchés, et la Haute-Saintonge n'échappe pas à cette tension, renforcée par sa démographie et son caractère rural. La solution passe par le lien avec les instituts de formation, l'attention portée aux plannings et aux conditions de mobilité, et une offre employeur qui va au-delà de la fiche de poste.
Si vous recrutez actuellement en EHPAD, en service d'aide à domicile ou dans un établissement médico-social sur le secteur de Jonzac, Saintes, Pons ou Mirambeau, le Cabinet Baranger peut intervenir rapidement. Contactez-nous pour un premier échange sans engagement.